Faute et responsabilité

Je fais une distinction que peu de gens semblent faire : la faute et la responsabilité. Ce n’est pas la même chose.

C’est Mark Manson qui a mis les mots dessus, dans L’Art subtil de s’en foutre. Son exemple : on dépose un bébé devant votre porte. Ce n’est pas de votre faute. Mais c’est désormais de votre responsabilité. Ce que vous faites ensuite, ça vous appartient.

J’entends souvent des gens – dans le travail, dans la vie – utiliser « c’est pas de ma faute » comme point final. Comme si identifier qui a tort suffisait à clore le sujet. Ça ne clôt rien. Ça déplace juste le problème, et ça vous en retire l’initiative.

Il y a des choses qui ne seront jamais de votre faute. Le contexte, la malchance, les décisions des autres. Mais ce qui arrive ensuite – la manière dont vous réagissez, ce que vous construisez ou reconstruisez à partir de là – ça, c’est vous.

Je préfère quelqu’un qui dit « je n’aurais pas dû, et voilà ce que je fais maintenant » à quelqu’un qui passe trois heures à expliquer pourquoi ce n’est pas sa faute. Le deuxième a peut-être raison. Mais il n’avance pas.

La responsabilité, ce n’est pas la culpabilité. C’est juste décider que vous êtes l’auteur de la suite.

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